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Roubaix, municipales 2008
                                                             

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 15:59

00438548Vice-Présidente du Conseil Régional Nord Pas-de-Calais en charge du Développement Durable, de la Démocratie Participative, c'est avec espoir et enthousiasme que j'ai présenté ce jour en séance plénière le lancement du Budget participatif des lycées. Donner aux lycéens voix aux chapitre, leur permettre de proposer, d'innover et d'imaginer l'amélioration de leur cadre de vie ou les équipements qui soutiendront leurs projets éducatifs, artistiques,de développement durable, technologiques ou sportifs, leur donner le pouvoir réel de choisir ce qui leur parait le plus important et prioritaire, mettre en oeuvre ce qu'ils auront voté après une véritable mise en débat argumenté : c'est cette ambition d'une citoyenneté active des jeunes au lycée que nous avons porté et défendu au sein de l'executif régional; Le budget participatif des lycées est un élément constitutif de  l'agenda 21 des lycées, et donc de la participation citoyenne au service du développement durable;

Aujourd'hui nous engageons une expérimentation sur 5 lycées (ruraux /urbains, d'enseignement général /d'enseignement professionnel, du nordµ/du pas de calais). Il s'agit des lycées professionnels Lavoisier de Roubaix, du lycée Blaise Pascal de Longuenesse, du lycée professionnel du détroit de Calais, du lycée agricole de Radinghem, du lycée professionnel Jacques le Carron à Arras...

Avec près de 100 000 € par lycée, nous ne voulons pas faire de la démocratie participative cosmétique et demander aux lycéens de choisir la couleur du papier peint : ce sont les moyens de véritables projets pour améliorer le cadre de vie ou appuyer les initiatives de la communauté éducative. Cette démarche s'adresse en effet à toute les acteurs de la vie lycéenne : lycéens, professeurs, parents d'élèves, administration et personnels techniques avec ce principe démocratique simple : 1 participant = 1 voix. Elle se déroulera en différentes étapes : discussion au conseil d'administration, réunion ouverte à tous de proposition et d'échange, étape d'instruction technique et financière, seconde réunion ouverte à tous ave débat et argumentation au regard de l'instruction des propositions terminée par un vote de chacun, et enfin mise en oeuvre après passage dans le circuit décisionnel du Coseil Régional. L'ensemble de la démarche se déroule sur une année scolaire de septembre à juin. J'ai conscience du challenge que cela représente : il s'agit de drainer vers cette démarche participative les lycéens et leurs parents;  il s'agit de réussir à rendre crédible cette volonté de restituer un pouvoir à ceux qui sont le plus concernés par la qualité de la vie au lycée, en leur permettant d'être acteur et de témoigner de leur expertise d'usage. Saurons nous régler des difficultés qui handicapent au quotidien la vie de tous, saurons nous donner les ailes et la capacité d'action à ceux qui ont des idées ?

Le Conseil régional va mettre à disposition les moyens d'animation et de financement pour y arriver, rien ne sera possible sans la participation la plus importante possible de chacun au lycée. Cette expérimentation fera l'objet "chemin faisant "d'une évaluation. Car l'ambition est bien de généraliser sur ce mandat le budget participatif à l'ensemble des 198 lycées publics du Nord Pas-de-Calais. Nous regarderons attentivement comment adapter la démarche et créer les conditions de réussite du déploiement à tous les lycées : ce travail se fera dans chaque lycée mais aussi à travers un comité de pilotage régional associera élus, Mme le recteur, les lycéens du CAVL, les syndicats enseignants et de parents d'élèves, des personnalités emblématiques.

Pour terminer ce témoignage d'élue, je tiens à rappeler combien en matière de participation, nous avons à nous inspirer des peuples du monde, qui avec d'autres cultures, ont su imaginer de nouvelles approches démocratiques. Ainsi en est-il au Brésil, de la Ville de Porto Allegre qui a certainement été le plus loin dans l'ambition du budget participatif, démontrant combien la parole de tous et des plus démunis peut-être porteur de progrès véritable.

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:57

vélo balconLe réseau des Villes durables est né avec l'adoption de la charte d'Aalborg en 1994. Depuis régulièrement, le réseau organise des conférences internationales afin de faire avancer les engagements pris au sommet de Rio en faveur du développement durable. Pour la 6ème conférence, plus de 1000 personnes représentants les autorités locales de toute l'Europe (villes, régions...), des ONG, des organisations internationales, des entreprises, des chercheurs se sont mobilisées à Dunkerque pour appeler à relever le défi des villes durables dans le contexte peu satisfaisant de l'après-Copenhague. Pour la Région Nord Pas-de-Calais, je suis intervenue lors de la séance plénière de démarrage.

  

6ème Conférence Européenne des Villes Durables

Myriam Cau, Vice-Présidente au Développement Durable, à la Démocratie Participative et à l’évaluation

 

> Je remercie Mr Michel Delebarre, député Maire de Dunkerque et Président « engagé » du comité des Régions d’Europe et toutes les personnes ici présentes pour cette 6ème conférence européenne des villes durables.

 

Je suis extrêmement honorée de vous accueillir ici en Nord Pas de Calais au nom du Président Daniel Percheron dans une région de vieille industrie façonnée par le travail et l’endurance, sur un territoire qui a longtemps été un modèle de développement non durable. 2 tristes symboles en témoignent : nous concentrons la moitié des friches industrielles de France, et  nous avons en record les pires indices de santé.

 

Mais vous êtes aussi dans un territoire de culture où la principale richesse réside dans l’humanité et la qualité de ses hommes et de ses femmes. Ce territoire qui a connu les guerres et les difficultés des reconversions économiques, a décidé depuis toujours de se prendre en main.

 

En tant qu’autorité locale, le conseil Régional Nord Pas de Calais revendique de composer son destin avec la diversité de ses territoires. Nous voulons trouver dans le Développement Durable un champ d’innovation pour retourner des  situations à priori défavorables.

 

> Aujourd’hui, tous ici rassemblés, nous représentons une force et l’espoir de construire une alternative compatible avec la préservation de la planète et de notre propre préservation.

 

Face au désenchantement qui nous guette après le sommet de Copenhague,

face à un contexte particulier en France : une déception sur la
concrétisation effective des engagements du Grenelle,
des formes de recentralisation étatique qui se profilent
avec la réforme institutionnelle,

nous ne pouvons douter de notre responsabilité.

 

Nous sommes porteurs et redevables de proposer, d’agir et de consolider mutuellement nos actions. Partout nous pouvons montrer par l’exemple, les choix du développement durable, anticiper la société post carbone, préserver nos équilibres vitaux de biodiversité, réduire les inégalités, prouver notre solidarité dans un monde où les catastrophes à venir dans les pays du sud n’épargneront pas l’Europe.

 

Nous avons 3 jours d’échange pour nous confronter au gigantesque défi de créer des villes durables.

 

Soyons convaincus que la question urbaine de la ville durable est l’enjeu de ce siècle.

- Si nous ne sommes pas capables de retenir dans nos villes les habitants, sur un modèle de ville dense et accessible financièrement, une ville compacte qui préserve des espaces de tranquillité et de calme, nous grignoterons toujours plus nos terres agricoles, nos espaces naturels, nos ressources en eau.

- Cette ville est à construire par le lien, le gout de l’autre et la culture, c’est une ville qui prend au creux de  sa main la question des inégalités et de la ségrégation spatiale des quartiers.

- Dans cette ville la nature est présente, non pas comme un décor mais comme une contribution essentielle à l’écosystème urbain, elle cultive la sobriété comme notre rapport même à la vie.

- Si nous ne savons pas faire cette ville durable et librement consentie, nous entérinerons la folie d’un monde où la mobilité en excès façonne un espace pour la voiture qui n’est ni vivable, ni viable.

 

Si l’on n’a jamais autant emprunté les mots du Développement Durable, il faut reconnaître que nous n’avons pas encore infléchi un modèle de développement dominant qui reste destructeur. En France, c’est l’équivalent de la surface d’un département qui tous les 10 ans disparaît sous l’urbanisation. Aujourd’hui la conjugaison et l’urgence des crises écologiques, économiques et sociales ne permettent plus de seulement aménager le modèle à la marge.

 

> Quelques points importants constituent l’expérience que je souhaite vous partager pour notre Région :

 

1/ Nous avons engagé en Nord Pas-de-calais, des actions concrètes de modélisation et de diffusion de l’habitat et de l’urbanisme durable ; tout un réseau d’acteurs travaille sur l’ingénierie et sur la place des habitants dans des processus démocratiques de production urbaine. Nous soutenons la création des écoquartiers avec plus d’une dizaine de projets en cours sur le Nord Pas-de-Calais. Nous le faisons pour former le corpus d’une exigence irréversible de la production urbaine du futur.

 

2/ Nous avons aussi engagé avec l’Etat au titre de l’ANRU un chantier sans précédent de renouvellement urbain : 1,4 Mds d’€ investis sur 5 ans dans nos quartiers prioritaires pour lutter contre la ségrégation urbaine, rebâtir la ville sur la ville, encourager la reconstruction et la réhabilitation de logements à hautes performances énergétiques.

L’enjeu du renouvellement urbain, c’est aussi celui complexe et mal appréhendé de la mutation de la ville existante, avec sa densité historique et ses quartiers anciens, avec ses milliers de logements passoires thermiques. Le 20ème siècle a aussi organisé des villes au tissu trop lâche, autour d’une séparation des fonctions urbaines, une ville mal préparée aux besoins de l’autonomie de son approvisionnement et du traitement de ses déchets, des territoires urbains fragiles dans leur robustesse face au changement climatique.

 

3/ J’en arrive au point de la ville face au changement climatique.

 

Dans le monde, les territoires urbains contribuent pour plus des 2/3 à la consommation mondiale d’énergie : c’est dire si le poids des villes dans la crise climatique est majeur. Notre objectif est de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Même dans les hypothèses les plus favorables, les innovations technologiques ne devraient permettre à elles-seules que d’atteindre 40 à 50% de l’objectif.

 

En région Nord Pas-de-Calais, nous agissons : nous avons mis en place un plan climat régional, il se décline en plans climats territoriaux. Nous luttons contre l’étalement urbain à travers une directive régionale d’aménagement du territoire sur la périurbanisation. Nous ne pouvons le faire que parce que de nombreux acteurs acceptent de travailler ensemble et de conjuguer leurs efforts.

 

> Pour conclure,

 

Quelle est notre ambition et notre pouvoir d’action face à l’énorme inertie des systèmes urbains ? Quelle sera notre capacité de résilience si des équilibres nous échappent ? Nous savons bien qu’un changement d’échelle est indispensable.

 

C’est pourquoi, à notre mesure, nous avons décidé d’engager la transformation écologique et économique de notre Région en nous dotant au Conseil régional d’une mission transversale sous la responsabilité de JF Caron rattachée directement au Président de région, nous voulons faire converger toutes nos politiques sur cet objectif.

 

Toute la société est appelée à se mobiliser, chaque habitant à reconsidérer son mode de vie, la question de la ville durable est aussi celle d’un imaginaire collectif à reconstruire sur une hiérarchie différente des valeurs.

 

Les citoyens détiennent 50% des réponses face aux enjeux d’adaptation, au-delà de notre obligation de pédagogie, nous autorités locales avons une responsabilité lourde à faire de cette question un véritable enjeu de démocratie et de culture, car nous n’obtiendrons rien, ne réussirons rien si nous ne plaçons pas la question du sens de notre action au cœur du dialogue avec les citoyens.

 

En 2006, l’appel de Dunkerque avait insisté  sur la gouvernance participative comme fondement d’un nouveau modèle territorial de développement, il s’agissait aussi de montrer l’existence d’un espace européen démocratique en le construisant au plus près de la vie réelle des territoires. Cela valait d’être rappelé.

 

 « les primevères et les paysages ont un défaut grave : ils sont gratuits. L’amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine » Aldeous Huxley

C’est de cela dont nous souffrons encore, on ne fera mieux qu’en reconsidérant le sens de la richesse et la hiérarchie des valeurs. Encore aujourd’hui, l’ironie du  « meilleur des mondes » nous touche : on ne peut réfléchir l’homme sans la nature ou la nature sans l’homme.

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 15:19

j0437335Voici un retour sur la première commission qui a en charge le développement durable et la démocratie participative au Conseil Régional Nord Pas-de-Calais. Elle se réunissait le 12 Mai 2010 pour la 1ère fois. Cette commission n’existait pas au précédent mandat, elle a été créée pour afficher l’objectif politique transversal de mieux inclure le développement durable et la démocratie participative dans toutes les politiques thématiques régionales, et de les faire converger pour la transformation écologique de la Région.

 

Cette commission « la C2 », est chargée de suivre, de mettre en débat et d’instruire les questions qui relèvent du champ de la seconde Vice-Présidence qui m’a été confiée. Une commission est composée de 15 membres représentant à la proportionnelle les différents groupes politiques élus au Conseil Régional. Elle est animée par un-e Président-e de Commission (Mr Rommel) qui veille à la qualité et la bonne tenue des débats. Une commission débat des orientations des politiques, des critères pour leur mise en œuvre, et elle passe en revue différentes demandes de financement de façon à donner un avis favorable ou défavorable à leur égard. Ces demandes de financement feront ensuit l’objet d’un vote effectif en Commission Permanente, qui est l’instance décisionnelle. La teneur des débats en commission n’a pas vocation a être rendue publique, il n’est pas fait de compte-rendu des échanges. Jean-François Caron et Jean-Louis Robillard sont membres de cette commission pour le groupe Europe Ecologie.

 

En résumé, voici l’essentiel du propos d’introduction que j'ai tenu lors cette commission

 

« Les contours du champ de cette commission sont larges : développement durable, démocratie participative, évaluation. Elle couvre le SRDAT (Schéma Régional d’Aménagement du Territoire) de compétence régionale, et tous les appuis essentiels aux politiques publiques que sont les études et approches prospectives. Nous avons aussi en charge spécifique des démarches déjà anciennes tel que l’écomanagement, mais aussi des sujets nouveaux ou en développement sur le champ de la démocratie participative : tel le débat public, la place des usagers ou les budgets participatifs et fonds dédiés. Enfin, nous aurons à développer des façons pertinentes, nouvo-logoefficaces, de promouvoir la DD-Conditionnalité sans pour autant créer d’usine à gaz…

 

Nous nous situons dans le cadre d’une délégation qui recouvre un grand sens politique, appropriable je le pense par tous les courants de pensée…

 

La position de cette commission en 2ème place n’est pas indifférent, c’est un affichage politique : la volonté de marquer l’importance majeure des sujets du développement durable, de la démocratie darticipative et de l’évaluation comme élément majeur de l’intervention régionale dans toutes ses dimensions. Cela veut dire que notre mission sera de dialoguer avec les autres responsables politiques et les autres commissions. Il s’agira en effet de diffuser ces dimensions comme moteur de l’ensemble de l’action publique régionale : j’aurai en tant que Vice-présidente à favoriser, développer des pratiques de coopérations et nous aurons à réfléchir à la bonne diffusion des fondamentaux du DD qui doivent donner sens, conduire l’action régionale.

 

A la différence d’autres commissions thématiques, qui se trouvent sur des compétences de la région plus verticales et qui ont une dimension de gestion des politiques publiques (lycées ou transport par exemple), nous avons une mission plus transversale. Cela veut dire que nous travaillerons la question de modes de faire différents, pour participer à la modernisation de l’action publique.

 

Réussir des politiques publiques qui font sens et touchent vraiment le citoyen nécessite aujourd’hui des actions  moins verticales et descendantes mais plus intégratrices, plus en réseaux, en recherche de consensus et de dynamiques collective partagées, et qui laissant plus de place aux potentiels créatifs de tous (élus, experts mais aussi société civile et citoyens).

 

Si certains d’entre vous avaient la tentation de se dire, "des études à quoi cela sert?" ou "encore des études! ", je crois que vous allez être vaccinés. Ici nous sommes le cœur de la boite à outils régionale, elle doit servir à tous. Nous aurons un rôle d’appuis.

 

Nous sommes donc dans une commission qui sera plus de travail, et de débat je l’espère, plus que d’examen d’attributions de subventions. Nous serons plus souvent dans le registre des méthodes, des approfondissements, de la recherche et des conditions de mise en œuvre des partenariats, que cela soit à l’interne ou à l’externe, mais aussi de l’efficacité des politiques publiques.

 

Dans la manière de fonctionner, mais c’est au président de commission que cette tâche reviendra, nous aurons certainement à recevoir dans cette commission en audition des acteurs politiques, institutionnels ou de la société civile pour éclairer nos avis et approfondir des sujets. Nous aurons certainement aussi des démarches inter-commissions à parfois mettre en place. Nous nous déplacerons à la rencontre des acteurs.

 

Vous êtes aussi les uns les autres présents dans d’autres commissions, ce qui est bien et j’espère que vous serez les 1ers ambassadeurs de nos travaux.

 

On n’imposera pas le Développement Durable, ni la Démocratie Participative, c’est bien une démarche de construction et d’appropriation.

 

Toutefois on est aujourd’hui confronté à une réelle difficulté, le Développement Durable a envahi le discours de tous, a réellement progressé dans les consciences, fait l’objet de démarches particulières à tous les échelons, tels les agendas 21 mais de fait son impact est limité. Les indicateurs de notre Région restent très mauvais. Or on risque un phénomène d’usure du concept, avant même que d’avoir de réels résultats. On n’impacte pas  le modèle de développement, on ne corrige pas les écarts.

 

Le Développement Durable reste une nécessité absolue des temps actuels, on fait beaucoup on avance trop moyennement, parfois comme on en parle beaucoup on a l’impression que c’est arrivé et bien non.

Le Développement Durable reste à régénérer, nous avons à passer en mode 2, enclencher une 2ème étape, et faire face à 2 challenges de mon point de vue :

 

- nous sommes face à de nouveaux enjeux plus aigus : le changement climatique, le déclin dramatique de la biodiversité la crise économique et les limites et dangers d’un modèle de développement en bout de course (court termisme, financiarisation, insuffisance des régulations mondiales, creusement des inégalités, spéculation, dette des états, …)

 

- un autre challenge nous attend : le Développement Durable n’a pas encore  suffisamment impacté nos organisations et nos modes de faire, il n’est pas suffisamment déterminant de nos choix politiques, c’est pourquoi nous travaillerons sur la « DD-conditionnalité ».

 

Pour rappeler les fondamentaux, le Développement Durable c’est l’équilibre de 3 piliers l’environnement, l’économique et le social, auquel on a rajoute souvent le 4ème pilier de la gouvernance. Le DD, tel que le rapport Bruntland l’a pour la 1ère fois défini en 1987, c’est « satisfaire les besoins des générations futures en préservant la capacité des générations futures à assurer les leurs ». Il y a donc une dimension de « réponse aux besoins fondamentaux »  qui est quelque chose d’essentiel.

 

Un écran plat n’est pas fondamental, l’accès pour tous à la santé et l’éducation est fondamental.

 

A travers le développement durable nous interrogeons la finalité de nos politiques publiques : est ce qu’elles servent les besoins de tous ou est-ce qu’elles alimentent un modèle productiviste qui met en péril notre futur. Ces questions là intéressent les citoyens, et c’est une volonté forte de notre exécutif que relier notre action aux citoyens de la région, de leur donner la parole, de leur donner du pouvoir, de permettre leur participation.

 

La démocratie participative, dans un monde complexe où l’élu ne sait pas tout et ne peut pas tout, est une chance pour réussir. Cela éclaire et renforce la démocratie représentative dont nous sommes tous une composante. Et je crois que chacun comprendra que la catastrophe démocratique des dernières régionales rend encore plus impératif la nécessité du dialogue avec les citoyens. Mener ce dialogue à l’échelle d’une région n’est pas aisé, nous ne sommes pas dans la proximité d’un maire avec les habitants de sa commune. Mais c’est possible, les outils existent …

 

En tout cas, j’espère que les sujets vous passionneront, nous allons fabriquer notre culture commune, les services sont là pour nous y aider, nous avons d’ores et déjà de grands rendez-vous : un SRADT à actualiser, la lancement du Budget participatif des lycées pour n’en citer que 2.

 

Puisque nous sommes élus, il est maintenant de notre responsabilité de répondre aux attentes des citoyens de la Région, pas dans une vision de court terme, avec un souci d’efficacité et en le faisant à chaque fois que possible avec eux. »

 

Myriam Cau / Vice-Présidente du Conseil régional Nord Pas-de-Calais au Développement Durable, à la Démocratie Participative et à l’Evaluation.

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 19:09

verts dirigeableDans le cadre du SRADT Schéma Régional d'Aménagement du territoire, une démarche de prospective inédite à cette échelle et dans la durée est conduite par la Région Nord Pas-de-Calais. Des ateliers de propsective régionale rassemblent experts, profanes, élus, techniciens des collectivités territoriales de la Région pour débattre de grands enjeux régionaux, à partir d'une démarche de projection dans le futur à l'horizon de 2020 voire au-delà. Ces ateliers s'appuient sur des travaux commandés par la Région Nord pas-de-Calais auprès de chercheurs et d'experts les plus en pointe, ils viennent alimenter une réflexion collective et éclairer nos choix politiques actuels. Nous sommes bien dans une logique de développement durable qui se veut intégrer les conséquences de nos choix à long terme, et si possible anticiper un avenir "souhaitable" plutôt que subi. J'ai la grande chance d'avoir cette responsabilité dans mes attributions de Vice-Présidente, bénéficiant ainsi de tout le travail mené antérieurement, tant par des élus tel Jean-François Caron, que par des équipes remarquables de techniciens régionaux. Le 4 mai, j'ai donc introduit le débat sur l'inter-territorialité (oui le terme est imprononçable!) à partir des travaux conduits par Martin Vannier, qui sont détaillés dans une publication disponible au Conseil Régional. Voici le point de vue que j'ai développé à cette accasion.

"Je suis extrêmement heureuse de vous accueillir ici pour le 15ème atelier de prospective régionale.

n C’est pour moi une 1ère de le faire en tant que Vice-Présidente au Développement Durable, à la démocratie Participative, à l’évaluation, qui suis également en charge du SRADT. Et je suis convaincue que comme moi vous considérerez que toutes ces dimensions sont liées, qu’elles font sens car elles interrogent notre capacité à produire des dynamiques collectives. Nous sommes déjà proches du sujet qui nous rassemble, celui de l’inter-territorialité.

n Cet atelier de prospective régionale a été initié à la mi-2008, à ce moment là, la commission Balladur n’est pas encore créée. Mais il y a longtemps que la question des échelles de territoires, de l’imbrication des pouvoirs, des leviers efficaces de l’action est posée. Et somme toute c’est assez logique que notre Région, dans sa vision anticipatrice ait choisi d’aborder les nouvelles régulations territoriales. Simplement la prospective ne croyait pas rencontrer aussi vite l’actualité…

n Ce travail prospectif est aujourd’hui interpellé par la réforme institutionnelle que veut mettre en place le gouvernement.

  

Cette réforme, et vous m’autoriserez un point de vue personnel, va à contresens des avancées et des progrès de la décentralisation et renoue avec l’histoire jacobine de la France. C’est pourtant utile de revoir l’organisation institutionnelle, mais la réforme que l’on veut nous proposer tourne le dos aux enjeux de prospectives sur lesquels nous travaillons. L’Etat recentralise, met sous tutelle financière de fait les collectivités territoriales à l’heure où la mondialisation requestionne les territoires d’appartenance et de pouvoir, à l’heure où les logiques de réseaux s’imposent avec force, à l’heure où les pouvoirs verticaux classiques s’avèrent impuissants. De plus, cette réforme habille des régressions démocratiques à venir du point de vue de la diversité des partis et de la parité en s’appuyant sur un discours de la rationalité économique et de la simplification administrative.

  

n Qu’a à voir notre Région Nord Pas de Calais avec cela ? elle a tout simplement beaucoup à perdre, elle a été le symbole du développement non durable, a beaucoup donné de ses ressources humaines et territoriale pour la prospérité nationale, restant plus polluée, plus dégradée dans son environnement, plus mal en point dans sa santé, plus à la traine dans sa réussite éducative, plus pauvre en terme de revenu. Depuis 20 ans, le Conseil régional appuie l’émergence d’un nouveau modèle de régénération basée sur les règles du développement durable. Malgré les efforts d’innovation collective, depuis tant d’années, nos indicateurs restent très dégradés. Je vous renvoie au classement DD du dernier numéro de terra Eco.

  

Depuis tout ce temps du reflux des grandes industries traditionnelles, des lourds tribus payés à la reconversion, des séquelles sociales, sanitaires, environnementales, l’Etat n’a pas vraiment su être au RV de la justice territoriale, le rééquilibrage : regardez dernièrement, le Louvre-Lens, « magnifique », une locomotive de projet pour arrimer le renouveau du bassin minier, mais c’est nous qui le payons, plus récemment encore le plan campus, un rattrapage in extremis à condition que les autorités locales cofinancent à 50%, l’envers de la discrimination positive.

  

nMais nous le faisons, avec volontarisme, parce que nous croyons que notre destin est aussi et avant tout dans nos propres mains. Qu’il faut compter sur nous, et c’est pour cela, que cette réforme semble anachronique parce que nous percevons bien que le dialogue des pouvoirs territoriaux, les modèles plus souples de renforcement s’imposent pour agir dans des environnements qui resteront plus complexes. Je ne crois pas en la simplification étatique basée sur des captations de pouvoir politique déguisée. Chaque territoire veut composer son destin et le négocier aux échelles et avec les partenariats les plus efficaces et aussi les plus créatifs.

  

n  Quoique l’on fasse, nous sommes appelé à agir dans un monde plus complexe, et un territoire, seul, se confronte à ses propres limites, toujours… La complexité, abordée comme une donnée en soi plus qu’un cadre de contrainte, aménage aussi des aires de liberté et d’innovation. Elle appelle des nouvelles régulations sur les champs de l’inter-territorialité et suppose aussi, c’est un enjeu et c’est une chance, plus de partages démocratiques, avec les acteurs, avec les citoyens, mais aussi par la co-construction de règles acceptées entre territoires. Et l’Etat y a un rôle moteur à jouer. Martin Vannier écrit la dimension démocratique de l’interterritorialité reste à inventer, oui et je dirai même que c’est une condition de sa réussite autant que celle des symboliques partagées et du sens comme moteur de l’action.

 

nJe voudrai par ailleurs attirer votre attention sur l’enjeu de l’inter-territorialité pour le Conseil Régional dans ses compétences directes. Le Schéma régional d’Aménagement du Territoire arrive en effet à un stade qui va nécessiter son actualisation. 

 

Le SRADT a été initié dès 2002 dans une démarche volontairement participative, des centaines de personnes ont collaboré à la construction de ce que l’on peut réellement appeler un projet de territoire régional. Le SRADT est en soi une démarche inter-territoriale. On le voit bien à travers certaines de ses applications, et je pense notamment aux DRA – Directive Régionales d’Aménagement-, qu’elles portent sur la lutte contre l’étalement urbain ou la trame verte et bleue. Nous sommes parfaitement dans le registre de la construction de dialogues pour arriver à des coopérations efficaces des territoires autour de perspectives d’intérêt régional.

  

Avec les enjeux rendus plus aigus de la crise écologique, économique et sociale, de nouveaux défis attendent des démarches inter-territoriales : le changement climatique, la question alimentaire et de santé, par exemples… la révision du SRADT intégrera de fait fortement le fait inter-territorial comme moteur de l’action. On parle de « territoires » robustes, dimension qui elle aussi fait l’objet d’u travail prospectif, cette robustesse des territoires repose en partie sur leur capacité à produire entre eux des politiques publiques, en optimisant leurs ressources et en négociant leurs complémentarités.

 

n En conclusion, je voudrai dire combien j’ai apprécié le travail approfondi de l’équipe de Martin Vannier que je remercie, d’autant qu’il nous restitue un sujet peu aisé avec une grande lisibilité. Dans les 4 scénarios prospectifs qu’il nous propose, l’un a particulièrement retenu mon attention comme une sorte d’avenir préféré, mais cela nous ne le partagerons pas encore. Il y a le temps de l’explication et de la présentation avec Martin Vannier, puis le temps du débat. Vous avez devant vous une matinée, comme un bel espace de liberté de penser et débattre.

 

Pour terminer  , je voudrai insister sur l’importance que le Conseil régional accorde à ces approches prospectives. Lire dans les lignes de la main du futur pourrait apparaitre bien présomptueux, et pourtant si ce qui comptait était moins le résultat incertain d’une prospective, mais plus le chemin parcouru ensemble à mettre en commun des intuitions créatives, à les étayer de réalités prudentes, pour simplement être prêts ensemble, avec une culture commune, à agir tout simplement, dans le présent plus éclairés, plus reliés..."

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 23:20

Réaction à chaud après le collège régional de prospective, 6 vidéos futuristes et déjantées pour illustrer le Nord Pas de Calais de l'avenir, exercice rigolo pour incarner la propspective et  susciter le débat, mais un futur vu de façon trop techno par rapport au réel bien tangible qui nous attend...

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 23:30

DSC05807-copie-1.JPGVisite de la liste Europe-Ecologie à Astom et Bombardier dans le Valenciennois le 26 janvier 2010. Le ferroviaire industrie est compatible avec les enjeux du développement durable, et c'est une grande chance pour la région Nord Pas de Calais...

Après des crises industrielles et des reconversions douloureuses, le Nord Pas de Calais est une fois de plus confronté à l'enjeu d'une nouvelle transition. Le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources vont nécessiter une grande mutation de l'économie. Des secteurs entiers sont dépendant du pétrole qui s'épuise, l'empreinte carbone des activités deviendra une référence incontournable de la production, de nouvelles activités se développeront tandis que d'autres seront en difficulté si elles n'évoluent pas.

Notre Région a déjà commencé à infléchir certaines politiques, ainsi un grand effort de soutien et de commande publique a été réalisé en direction des industries ferroviaires, qui aujourd'hui sont devenues un sectteur économique majeur en Nord Pas de Calais : 1ère région ferroviaire de France, 10 000 emplois en région, des sous-traitants et équipementiers, un pole de compétitivité I-Trans, une boucle d'essai ferroviaire, Certifer (homologation) et l'agence ferroviaire européenne...

DSC05770.JPGLe développement des marchés de train, et plus plus récemment des tram et tram-train, offre des perspectives qui sont intéressantes tant pour l'emploi que pour ll'environnement, contribuant à terme à une limitation des GES lié au trafic automobile.

Le programme d'Europe Ecologie développe de façon prioritaire la transition économique face à la crise écologique et sociale. La réorientation de l'activité et de l'emploi vers des activités durables, vers les nouveaux marchés (transports en commun,s enérgies renouvelable, réhabilitation thermique...) offre un nouvel espoir pour l'emploi dans une région de tradition industrielle qui souffre du chômage.

Avec les candidats de la liste conduite par Jean-Fraçois Caron dans le Nord Pas-de-Calais, nous sommes allés à la rencontre de 2 majors du ferroviare en pays CH'TI : nous avons visité les sites de production et d'assemblage d'où sortent actuellement le Francilien (Train de l'Ile de France) à Bombardier, et des tram et tram-train à Alstom.


Nous avons pu constater l'intégration de la dimension environnementale dans la Recherche-développement. Ainsi par exemple, les trains hybrides et les recherches de basse consommation énergétique chez Bombardier. Les 2 entreprises ont une structure d'emplois répartie à peu près en 1/3 de cadres et ingénieurs, 1/3 de techniciens et opérateurs de site, 1/3 d'ouvriers. La partie de production industrielle classique sur site concerne la chaudronnerie (assemblage et soudure des corps de rame), pour le reste il s'agit de chaine de montage high tec où l'ingéniosité consiste à recherche les meilleurs process, tant pour la qualité que pour la productivité globale. Et là, nous avons pu observer que chacune des entreprises a ses propres "trucs"... Ces entreprises sont extrêmement dépendantes de la qualité de leur réseau de sous-traitants, présent en Région mais aussi dans les pays d'Europe de l'Est qui fournissent des pièces de base. Des sous-traitants plus performants peuvent être amenés à fournir des pièces élaborées, avec une part de préassemblage (du précablage notamment). L'interdépendance est forte, les ferroviaires accompagnent les sous-traitants sur des compétences à acquérir pour correspondre aux norles de qualité exigées pour l'assemblege ensuite. 

Alstom et Bombardier affichent en temps réel leurs performances en matière de non-accidents du travail, c'est à dire le nombre de jours depuis le dernier accident. Preuve d'une sensibilisation à la dimension prévention autant que rappel de la pénibilité des métiers et des risques industriels.

 

Nous avons été extrêmement bien accueillis par les dirigeants de ces entreprises, qui nous ont partagé leur fierté et leur passion pour leur métier et leurs espoirs pour l'avenir de leurs produtcions ferroviares.

 

Nous avons posé un pied dans le futur, et ce futur était plein d'espoir...

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:30

j0439524-copie-1.jpgLa recherche et l'enseignement ne sont pas des compétences régionales obligatoires, pourtant personne ne niera l'enjeu stratégique que représente un engagement régional dans ce domaine relevant plutôt du rôle de l'Etat. C'estr ainsi qu'avec volontarisme la Région se retrouve cofinanceur à plus de 50% du Contrat de Projets Etat Région (100M€ région, 90M€ Etat), et cofinanceur pour 85 M€ du plan campus, qui vise à moderniser et fédérer les universités de Lille 1, 2 et 3. Cela n'élude en rien les immenses défis que rencontrent l'université et la recherche, et la grande précarité que subissent de nombreux étudiants, interrogeant notre capacité à défendre l'égalité des droits et de l'accès à l'enseignement supérieur pour tous.

Voici le contebnu de mon intervention en séance plénière du 17 décembre 2009.


"La politique de recherche et de l’enseignement supérieur n’est pas toujours bien identifiée ou mise au crédit de la Région, et pourtant il y a dans cet engagement volontaire de la Région un enjeu véritablement stratégique. La stratégie de Lisbonne, la société de la connaissance, la coopération entre acteurs pour l’innovation au service de l’homme sont  au cœur de cette politique.

 

3 axes particulièrement sont à retenir comme essentiels


La lutte contre les inégalités
, à travers notamment l’axe démocratisation de l’enseignement supérieur.
Le tutorat des jeunes d’origine modeste dans leur parcours soit de préparation à l’entrée en université, soit dans leur parcours universitaire, correspond à une belle ambition politique qu’il faut continuer de déployer.

 

Les échanges d’étudiants, de chercheurs, le développement des coopérations universitaires.

L’ouverture au monde, l’accueil d’étudiants et chercheurs étrangers, les aides à la mobilité internationale des étudiants, les croisements de savoir ne constituent pas un supplément d’âme. Ils oeuvrent à la responsabilité de citoyens planétaires, mettant au cœur des savoirs la rencontre de l’autre et la diversité culturelle ferment d’une créativité active.


La mobilisation autour du plan campus
Il faut peut-être avoir été étudiant ou parent d’étudiants, professeur ou chercheur, pour mesurer l’ampleur des besoins de l’Université de Lille, les retards accumulés, les conditions de travail rendues défavorables pour tous par l’obsolescence progressive du cadre de vie et des équipements, un développement désordonné fruit de l’histoire universitaire et des opportunités.

La Région, et je me rappelle encore le plaidoyer précoce du Président Daniel Percheron, a su appeler à la coopération entre les universités et inciter à la fédération autour d’une ambition commune de repositionnement ambitieux pour l’université de Lille.

Aujourd’hui nous sommes positionnés sur le plan campus avec un projet cohérent qui comprend notamment un programme important d’investissements immobiliers, et les indispensables réorganisations pour répondre aux enjeux de la modernité et du lien entre la recherche et l’innovation.

Si ce plan d’investissement est conduit à terme, ce sont les conditions de travail et d’étude de milliers d’étudiants et des plus de 5000 chercheurs et doctorants qui se trouveront améliorées.

Faut-il rappeler dans quelles conditions travaillent les étudiants des 1ères années de médecine et de droit ? ou le retard sur la modernité pris notamment par les bibliothèques universitaires, ces lieux si essentiels pour une université soucieuse de l’égalité de chances ?

 

L’importance des investissements que la Région va consentir notamment  au niveau des learning center constituent incontestablement une belle ambition qui s’inscrit dans cette économie de la connaissance qu’il est indispensable de promouvoir.

 

Le chantier des bibliothèques universitaires par exemple doit être couplée à l’ambition des learning center thématiques , il ne s’agit pas de créer des îlots de connaissance du 21ème siècle à côté de lieux de la connaissance de masse en déshérence. Ce n’est d’ailleurs pas du tout cela qui est prévu bien, au contraire….

 

Je voudrai au nom de notre groupe interpeller cette politique de l’enseignement supérieur et de la recherche sur un point sensible, sur lequel nous ne sommes pas engagés, que constitue la question du logement étudiant. Les besoins sont aigus et urgents.

 

Certes nous sommes sur une compétence de l’Etat, mais nous avons souvent vu combien la Région est en capacité de produire un effet levier et de mobilisation des autres partenaires. Nous avons un besoins urgent de logement très social étudiant.

 

Nous nous sommes engagé dans un soutien au logement à travers les opérations de rénovation urbaine, nous avons même consenti un effort en faveur de l’accession sociale, et bien il devient temps de regarder comment nous pouvons aux côtés de l’Etat, des acteurs du logement social, du Crous, des agglomération contribuer à une mobilisation en faveur du logement étudiant. Ramené à la population des étudiants boursiers, notre Région se trouve un tiers en dessous de la moyenne nationale pour la capacité d’accueil en parc étudiant…

 

Des résidences étudiantes HQE et passives, nouvelles ou réhabilitées, avec des services, l’intégration de logements étudiants dans des opérations d’habitat diversifiées, la promotion de la colocation et de touts formes de mutualisation de logements adaptés aux besoins d’étude et de mobilité des étudiants, voilà une ambition qui reste à construire et qui ne nous est pas inaccessible.

 

Il nous reste à espérer pouvoir encore avoir les moyens d’être ambitieux dans cette catastrophe institutionnelle et démocratique que nous prépare le gouvernement, à agir et mobiliser en conséquence.

 

Je voudrai faire l’éloge du volontarisme politique dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche, et pour terminer de façon positive sur la valorisation de la recherche que notre politique régionale permet dans des domaines aussi essentiels pour les habitants de la Région Nord Pas de Calais que la cancérologie et la lutte contre le changement climatique.

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 15:43

j0427809.jpgNous sommes particulièrement fiers de la politique de partenariats internationaux, associatifs et d’économie solidaire qu’a conduite la Vice-Présidente Ginette Verbrugghe pour le compte de la Région. Regard sur quelques dispositions emblématiques : le fonds de soutien à la vie associative, le 1% nord-sud dans toutes  les politiques régionales et la repositionnement de la politique en faveur de l'économie sociale et solidaire. Voici le contenu de mon intervention en séance plénière du Conseil Régional du 16 décembre 2009.
 

"Je tiens à souligner l’importance des associations comme partenaires incontournables de la Région.

 

Qu’il s’agisse de débattre de nos politiques publiques, de réfléchir à leurs orientations, ou de définir les modalités les plus efficaces pour leur mise en œuvre, les associations sont souvent les interlocuteurs les plus précieux : elles connaissent le terrain, le public, les besoins, mais elles aussi une fonction de « lanceur d’alerte » et même de « poil à gratter » … Pierre angulaire du dialogue démocratique, ces associations doivent être reconnues pour ce qu’elles sont et non seulement pour ce qu’elles font. C’est le sens qu’a voulu donner la Région de la charte d’engagement réciproque passé entre la Région et le monde associatif.

 

Il n’est pas possible de revenir sur les axes stratégiques et les dispositifs foisonnants de ces politiques, mais je tiens à attirer l’attention sur quelques dispositions emblématiques de cette délégation.

 

1/ Nous portons une forte attention forte au monde associatif et à ses besoins. Beaucoup d’associations  (quelque soit leur domaine d’activités) connaissent des difficultés et un avenir incertain.

 

C’est ce qui a motivé l’an dernier l’amendement du Groupe des Verts et la création du Fonds de soutien exceptionnel à la vie associative. Dans un contexte de diminution des financements publics  (en particulier de l’Etat, mais aussi du Département, de certaines villes ou de l’Europe) ; l’enjeu était de donner aux associations les moyens de réfléchir à leur projet, voire de le redéfinir. Il ne s’agissait pas de financer des actions nouvelles, ni de se substituer aux financeurs publics défaillant, mais bien de permettre la consolidation de l’existant et d’accompagner l’association dans ses enjeux de mutation et de pérennisation.

 

Résultats ? Près de 40 associations se sont vues attribuer une aide au titre de ce fonds. (d’un montant moyen de 20 000 €) sur des critères précis . Je profite de l’occasion pour saluer la grande qualité du travail mené par les services pour l’étude approfondie de ces demandes.

 

2/ Le déploiement du 1% Nord-Sud constitue un autre symbole fort de l’engagement régional : L’approche transversale de la coopération décentralisée à travers toutes les thématiques d’intervention voit une montée en puissance régulière à la fois en nombre de projets, en importance et en financements.

Il est donc important de saluer les politiques régionales qui se sont fortement impliquées, et en particulier

-         la formation initiale et permanente :  à travers la construction en projet du lycée de M’boumba, ou celle en cours du Centre de formation aux métiers de l’hôtellerie et du tourisme à Safi,

-         la culture : nous avons accompagné la mobilisation des acteurs culturels du Nord Pas de Calais pour mener des projets dans les régions partenaires, avec des échanges et accueil d’artistes …

-         la santé, qui a développé des transferts de savoir faire, et des échanges et rapprochements entre hôpitaux

-         l’environnement, qui s’engage sur de nombreux projets touchant aux énergies renouvelables, à la protection de la biodiversité, à la sensibilisation des populations à l’environnement )

Mais on peut aussi regretter certains manques   

-         dans le domaine économique : peu de projets émergent. Le programme de compagnonnage inter entreprises en région Doukkala Abda, mais a manifestement du mal à décoller. Mais d’autres projets sont en cours, notamment la mise en place du fonds d’appui aux initiatives locales au Sénégal, pour la création d’activités.

-         l’agriculture et de la pêche constituent un autre domaine où des efforts sont à déployer. Ce sont des secteurs particulièrement importants pour nos partenaires, compte tenu des besoins alimentaires, des situations de malnutrition et des ressources rares ou difficiles à valoriser.

-         Enfin, nous devons réussir à mobiliser les dispositifs existants dans le domaine de l’enseignement supérieur, et en particulier l’accueil d’étudiants de nos régions partenaires.

3/ La politique de l’économie sociale et solidaire se structure et se développe ; il est vrai qu’au regard des dérèglements de l’économie mondialisée car la demande d’une économie plus solidaire, respectueuse des hommes, des territoires et de l’environnement, est de plus en plus d’actualité. Les citoyens nous interpellent sur ce qui fonde l’intervention publique dans l’économie. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à s’interroger sur le sens de leurs achats, et souhaitent pouvoir faire appel à des fournisseurs qui ne cherchent pas seulement le profit à tout prix.

De très nombreux champs de l’économie et de l’innovation sociale sont aujourd’hui largement impactés : la finance solidaire, le commerce équitable, les circuits courts, les services aux personnes, les transports, l’énergie…

La volonté régionale est bien de soutenir la création et le développement des activités de l’économie sociale et solidaire, mais aussi d’accompagner les territoires et les opérateurs pour qu’ils se saisissent de l’opportunité que représente ce secteur.

Il faut donc particulièrement saluer le travail de « remise à plat » de notre politique régionale et des dispositifs qui l’accompagnent, avec une meilleure visibilité des aides qu’un porteur de projet peut obtenir.

Pour terminer, je voudrai insister sur le signal fort que représente la signature de la convention cadre 2009-2013 entre les collectivités (Région, départements notamment).  C’est un symbole de la re-mobilisation des principaux financeurs publics de l’ESS mais également un signe important de soutien dans la durée pour tous les acteurs de l’ESS dans notre région.

L’ESS aujourd’hui n’est plus une niche mais a pris sa place pleine et entière dans la politique économique régionale, elle est consolidée dans me SRDE. Nous sommes dans une démarche de progrès d’une économie fondée sur des valeurs humanistes.

Je terminerai en évoquant l’importance du cousu main dans la délégation Partenariats internationaux, associatifs et économie sociale et solidaire. Bien sur la politique est définie avec un cadre, des critères, des outils, mais elle nécessite une volonté d’être toujours attentif aux acteurs de terrain, à leur créativité, de savoir les écouter et les entendre. Je tiens à saluer cette volonté, parfaitement incarnée par la Vice-Présidente, qui a assumé l’animation de cette délégation durant 2 mandats, avec ténacité et engagement.

La Région ne peut que se réjouir de la qualité des programmes menés et des résultats obtenus.

Au nom du groupe des Verts, et même je l’espère au-delà dans l'assemblée, je tire un grand coup de chapeau à Ginette, militante de l’Ecologie Politique et animatrice au quotidien de politiques régionales qui traduisent dans le réel nos valeurs de solidarité, d’ouverture aux autres et de combat pour un monde meilleur. "

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 17:31

Dans la perspective des Régionales 2010, voici quelques chiffres qui font peur pour booster l'envie d'agir dans notre région Nord Pas de Calais....

La crise mais aussi les nécessaires reconversions qui se profilent, et les effets d'opportunité de certains pour restructurer, montrent en cette années qui s'achève leurs terribles effets sociaux. Cela fait un an que les emplois disparaissent, et cela s'est encore accéléré au second semestre 2009.

Sur un an, l'effectif de l'emploi du secteur privé a baissé de 3,6 % contre 3,1% au plan national. Très concrètement, cela veut dire la perte de 37 500 emplois en un an dans le privé pour notre région. Sur un an, l'intérim a perdu 40% de ses effectifs. L'emploi industriel a perdu 11 350 emplois. L'emploi dans la construction se dégrade sévèrement (ce malgré les chantiers publics soutenus par l'ANRU). Seule le tertiaire stabilise ses effectifs.

L'importance de la commande publique pour soutenir l'économie des territoires en répondant aux besoins des populations semble plus que jamais essentielle : équipements publics, logement social, matériels de transport ferroviaires... autant de domaines pour lesquels les collectivités pubiques peuvent agir. La Région le fait ...

En attendant, on aimerait que les fournisseurs de données intègrent une classification  qui permette d'identifier les emplois verts. La reconversion écologique est en marche, à quel niveau, comment la lire... cela reste un chantier.

Source des chiffres : note économique de l'URSAFF nord pas de calais N°15

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 17:04

Ce jeudi en séance plénière du Conseil Régional, la séance portait sur les learning-center. Suisse, Angleterre, Espagne : ces centres se développent en Europe. A l'aune de la stratégie de Lisbonne fondée sur le renforcement de l'innovation et la société de la connaissance, comment ne pas créer des ilots privilégiés d'accès aux savoirs juxtaposés à des no man's land ou des conditions parfois déplorables de travail pour les milliers d'étudiants de la Région Nord Pas de Calais. Ouvrons largement la perspective d'espaces collaboratifs hybrides de savoir pour tous....

Pour information :
- Les 4 learning-center prévus sont : celui de Vaucelle sur le thème  du "fait religieux", celui de Dunkerque sur "la ville durable", celui de Lille1 sur les poles de compétitivité, celui de Lille 3 sur l'archéologie-égyptologie...
- Et ailleurs ? A été un temps envisagé des centre également sur les sciences de l'éducation à Douai ou l'urbanisme et le développement durable à Béthune, mais qui ne semble ni mûrs, nisuffisamment portés.
- Et à Roubaix ? On peut se poser la question : quid d'un carrefour des savoirs ou learning-center sur le monde du travail et le fait associatif qui aurait pu légitimement trouver sa place à Roubaix en partenariat avce le centre national des archives du monde  du travail.

Voici le contenu de mon intervention

 

 

" Il faut saluer la création de ces learning center, que je préfère effectivement appeler des « carrefours des savoirs ». Ce sont potentiellement de beaux outils de mise en réseau des connaissances, de stockage des ressources et de diffusion.

 

>> Toutefois, il me semble vital et important de rappeler que l’accès aux meilleures conditions de savoir n’est pas assuré pour nos milliers d’étudiants en Région. L’extrême concurrence organisée de fait par la pénurie des moyens dans les 1ères années de fac pénalise les plus modestes de nos jeunes : ils ne peuvent ni se payer le luxe des livres, ni bénéficier de lieux adaptés chez eux pour étudier si ce n’est de se rendre en bibliothèque, ni disposer du meilleur du numérique, ni des tuteurs payants confortant  les enseignements où les conditions d’écoute sont parfois déplorables.

Le « Struggle for the life » en médecine, en droit, c’est la triste réalité des amphi bondés, des salles mal insonorisées avec des écrans à la place de professeurs, et même de cours sabotés. Voilà ce que produit notre système, et qui renforce les inégalités sociales et économiques.

Cela n’est pas la faute de la Région. Il n’empêche que le recours à des lieux d’étude et l’accès aux savoirs performants des bibliothèques du 21ème siècle, devient une nécessité vitale si l’on veut pouvoir améliorer l’égal accès de tous aux savoirs. Là aussi, il y a énormément d’interfaces à développer qui relèvent de la pédagogie, entre les cours magistraux et l’auto apprentissage.

La bibliothèque centrale de Lille 1 est à repenser totalement en lien avec le projet de learning center « pole de compétitivité ». Je ne comprendrai pas qu’il y ait une réflexion séparée, car ce projet de learning center peut aider à construire une solution gagnant-gagnant.

 

Avant de prendre de grandes décisions, intégrons cette grande difficulté que rencontrent nos étudiants pour qui learning center ne doit pas un jour signifier oasis privilégiée de savoir et pénurie ailleurs.

 

>> Je reviens au concept de learning center, mieux dénommé comme proposé ce matin « carrefour des savoirs ». Ils doivent pouvoir croiser des fonctions différentes :

- La recherche, la diffusion de la science, et la nécessité d’une approche pluraliste de celle-ci dans ses impacts économiques, sociétaux et sanitaires…

- Le transfert et le développement de projets, tel des incubateurs ou des lieux propices à la relocalisation de réseaux sociaux virtuels travaillant sur l’innovation

- Des lieux de vie qui alimentent les dynamiques de territoire ; on le voit notamment sur le Dunkerquois avec le centre basé sur la Ville durable, ou à Vaucelle dans le Cambrésis sur le fait religieux. Ils sont sources d’animation culturelle avec des expositions, des conférences, des débats…

- L’accès à la connaissance de tous :

.  un lieu pour la recherche et les étudiants, mais aussi pour tous les publics, y compris ceux qui naturellement ne vont pas chercher cette connaissance. Cela suppose des moyens pour le tutorat : il s’agit bien de pouvoir construire des parcours de savoir s’adressant à des autodidactes, et de se rapprocher ainsi de nos ambitions  - historiques- en matière d’éducation populaire

.  un lieu où le développement de la connaissance s’accompagne de celui de l'esprit critique , et qui prpoose aussi des espaces d'intreprétation .

Au final, nous souhaitons qu’il s’agisse de lieux offrant les meilleures conditions de confort et d’accueil. Savez-vous que des étudiants vivent, mangent et même parfois dorment pour étudier, dans certaines bibliothèques (je n’en donnerai pas le nom…) qui ne sont cependant pas du tout du « 21ème siècle » ni prévues pour cela. ? 

On parle de learning center, ce que nous voulons c’est encourager des espaces collaboratifs hybrides en faveur d’une société de la connaissance…

 

>> Je voudrai ensuite attirer votre attention sur la question de l’accès pour tous et en tout point du territoire à ces nouveaux espaces :

 

Nous avons 4 lieux axés sur des thématiques particulière, outre que des territoires ne sont pas du tout couverts, toutes ces connaissances thématiques doivent pouvoir être diffusées partout. Il faut donc interconnecter ces « carrefours des savoirs », et développer la notion de portail mentionnée dans le débat de ce matin.

 

Il ne s’agit pas d’amplifier les déséquilibres entre personnes et les déséquilibres géographiques infrarégionaux :

-> il paraît nécessaire de créer ou de mobiliser des lieux équipés d’ordinateur et d’accès internet au plus près de la population et en particulier dans les lieux où la région exerce une compétence : les lycées, les CFA, les organismes de formation permanente, les structures associatives partenaires…. On peut notamment penser au rôle possible du réseau des cyber-centres qui sont aujourd’hui au nombre de 212 et dont les animateurs sont accompagnés par la Région, mais dont le développement semble t-il est au point mort. Comment a été prévue leur mise en réseau ?

 

>>  Rappelons ce que nous voulons défendre par principe : il s'agit de partir d’une analyse des vrais besoins…

 

Il faut donc insister sur le fait qu’il ne faut pas donner plus d’importance à la création du support, du moyen d’accès à la connaissance, qu’aux besoins potentiels de l’usager du service.

- Il est sans doute nécessaire de faire une distinction entre l’usage qu’en feront des chercheurs, des enseignants, des étudiants relativement autonomes, des autodidactes qui sont friands d’outils leur permettant d’apprendre en dehors des lieux « officiels » et les autres publics pas toujours demandeurs et réfractaires parfois à l’idée d’apprendre.

Quand on parle de diffusion des savoirs vers la population régionale dans toute ses composantes

- La Région Nord Pas de Calais a une longue histoire d’éducation populaire et permanente et a largement contribué via les organismes de formation et les universités, à la recherche en sciences de l’éducation et à la création de produits pédagogiques pour la formation ouverte et à distance. Nous avons des pédagogues, experts en la matière et très souvent rattachés aux universités : ont-ils été mobilisés ?

- Enfin on parle de tutorat pour faire cheminer les visiteurs dans l’espace mais prévoit-on du tutorat à distance ? On sait en formation permanente que l’accompagnement méthodologique (on parle de « tuteur méthodologue ») est au moins aussi important que les contenus des produits pédagogiques pour s’engager dans l’autoformation..

 

>> Je voudrai enfin insister plus rapidement sur quelques points essentiels qui doivent structurer pour nous une feuille de route :

 

- Ces lieux de savoir doivent rester des lieux non marchandisés, des îlots de liberté et de coopération et nous souhaitons que soient promus et privilégiés les logiciels libres

 

- Les équipements liés au savoir devront prêter une attention particulière à répondre aux problèmes dans leur diversité du handicap

 

- Un schéma de gouvernance nous a été présenté : il y a matière en amont à un débat participatif, nous souhaitons que soient associés à la gouvernance les étudiants et la population

 

- ces « carrefours de savoir » vont s’implanter dans des lieux soit anciens qui seront réhabilités, soit nouvellement construits : nous demandons à ce que soit retenue la Haute Qualité Environnementale pour les investissements à accomplir.

 

- Enfin, au détour des présentations de projet, a été souvent mentionné le Wifi en tous lieux de ces équipements comme une évidence acceptée par tous, non : une nouvelle fois notre groupe incite à la prudence et au principe de précaution. Des techniques alternatives existent : elles sont filaires et le câblage est possible. On sait faire autrement, refusons le WIFI. "

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