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53 choristes verts
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Roubaix, municipales 2008
                                                             

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 14:20

j0182673La liste Europe Ecologie dénonce la non participation de la SNCF au projet X-Rail
Les candidats Europe Ecologie au Conseil Régional Nord Pas de Calais s’interrogent sur la stratégie de la SNCF après l’annonce de sa non participation au projet européen X-Rail qui vise à « améliorer et promouvoir les offres de transport international par wagons isolés ». Cette décision incompréhensible confirme pourtant les craintes déjà exprimées par Europe Ecologie sur les objectifs de développement du mode ferroviaire de l’entreprise publique. Craintes qui avaient motivé sa participation à toutes les manifestations organisées pour le maintien des activités du triage de Somain, comme celle de samedi dernier à Valenciennes.

Si cette décision de désertion était confirmée, il est évident que les volumes abandonnés par le train au profit de la route ne pourraient être compensés par des solutions dont le contenu reste pour l’instant très flou.

Malgré son intérêt, le projet Rail Port à Somain ne pourra en effet pas bénéficier des volumes que pourrait développer ce projet européen autour du wagon isolé.

L’absence de la SNCF dans ce groupement européen constitue un acte fort de remise en cause des objectifs en faveur du fret ferroviaire qu’avaient fait inscrire les organisations non gouvernementales, les associations environnementales et les organisations syndicales dans les décisions du Grenelle de l’environnement, et que l’Etat avait validé.

Elle remet aussi en cause les objectifs d’aménagement du territoire régional autour d’un outil ferroviaire modernisé et performant.

Pour les candidats d’Europe Ecologie, cette décision est incompréhensible. Ils souhaitent informer les citoyens régionaux des enjeux liés à cette décision nationale et proposent la tenue rapide d’états généraux sur le transport des marchandises dès que le nouveau Conseil Régional sera installé.

Jean François Caron, tête de liste Europe Ecologie Nord Pas de Calais,
Dominique Plancke, candidat sur la liste Europe Ecologie, président de la commission transports du conseil régional.

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 12:16

cimg1297.jpgTerken, La Tossée, Métaleurop, Samsonite, International Paper, Stora Enzo, Cristallerie D'arques, PPG, Rottendiorf Pharma, les 3 Suisses, La Redoute, Pimkie .... Tous ces noms résonnent, de luttes, d'injustice et de résistances. Ils ont émaillés parmi beaucoup d'autres les 6 ans de mandat d'élue régionale que j'achève... Pour mieux repartir au combat sous la bannière d'Europe Ecologie !

Avec Europe Ecologie Nord Pas de Calais, nous soutenons les travailleurs des entreprises de la Région Nord Pas de Calais qui sont confrontés aux licenciements abusifs.
Avec nos militances diverses, politiques, associatives, syndicales, citoyennes, et par les liens qui nous unissent à cette région que l'on veut voir vivre et vivre bien, nous sommes présents, animés de doutes mais jamais résignés.

Photo : numérotage de la machine papetière de Maresquel (62) pour son départ en Roumanie...

Qui détient encore aujourd'hui les rênes de l'économie ? 
Les consommateurs et leurs "vrais "besoins? 
Ceux qui produisent : les travailleurs de tous âges et tous niveaux ? ceux qui essaient d'agencer la vie de la cité au mieux de l'intérêt général :  élus et institutions ?
Les systèmes de régulation de l'économie ? mais existent-ils vraiment....
Les systèmes de gouvernance locaux, ainsi la conférence permanente du SRDE (schéma régional de développement de l'économie) ? mais n'agissent-ils pas très à la marge ...les instances  de concertation, les syndicats ?

De fait, il semble bien aujourd'hui que le travail nous échappe, et que l'on tire le tapis sous les pieds des salariés de l'industrie ou des services. Même si l'espoir et l'analyse objective des faits laisse penser que les activités peuvent se poursuivre... Alors même que des voies sont à explorer dans l'innovation, de nouveaux marchés, des adaptations, le rassemblement des volontés de vivre des salariés et des élus des territoires...

C'est ce que j'ai pu constater en tant qu'élue au regard de nombreuses situations de crise rencontrées lorsqu'une entreprise restructure et qu'un PSE se met en place. PSE : Plan de sauvegarde de l'emploi !

Quelle hypocrisie des termes, il s'agit en fait de licencier et de traduire dans un plan le rapport de force entre les dirigeants actionnaires de l'entreprises, et le CE et les syndicats qui représentent les salariés. Qui va lâcher quoi, qui va obtenir quoi? 

DSC06920.jpgAu mieux une illusoire prime qui laissera in fine 1 an, 2 ans plus tard des personnes au même stade : comment se reconvertir, comment avec son potentiel de savoir-faire et de savoir-être affronter au mieux un marché de l'emploi -sévère aux plus faibles, aux moins formés, aux plus âgés, aux plus découragés....  Quid des Pimkie dans 2 ans, ou même des Conti, l'importance -très relative quand il s'agit de faire vivre une famille- des primes ne doit pas masquer le principal enjeu : la capacité autonome à se positionner sur le marché de l'emploi !

L'enjeu de la formation professionnelle prime, c'est le constat lucide qu'il faut aujourd'hui aider chacun à faire, et la Région dans son domaine de compétence doit mettre toute son énergie à épauler les populations.

Que chacun construise son avenir suppose de ne pas le remettre entre les mains de l'entreprise, au regard de ce qui la gouverne trop souvent aujourd'hui : répondre aux besoins immédiats de sa production, trop ignorer les besoins des salariés les moins formés, et se couler dans les visions de court terme du profit des actionnaires.

Les créneaux du futurs existent, les emplois non délocalisables également : thermique et isolation, écoconstruction, nouveaux matériaux décarbonés, agriculture paysanne, artisanat, services éducatifs et culturels, santé... Il faut rechercher, rendre lisible, informer, orienter, et surtout former et se former...

L'industrie est-elle condamnée : non ! Le Nord Pasd e Calais, 1ère région ferroviaire de France et ses 10 000 emplois constitue un exemple de choix d'avenir. La trop grande spécialisation de l'industrie automobile traditionnelle par contre est un risque réel à terme : il faut anticiper la reconversion que la disparition du pétrole rendra inéluctable de fait

Avec Europe Ecologie, je suis convaincue que la transformation écologique de l'économie est possible, nous voyons à l'oeuvre les précurseurs de ce renouveau : le chênelet et l'écoconstruction sociale dans le Boulonnais, le relais et le recyclage textile dans le Cambrésis, "Terre de Lien" qui installe de jeunes agriculteurs bio, des artisans qui se forment sur la thermique pour isoler avec grande performance, des artistes qui mutualisent leurs moyens pour créer et partager.. sans oublier les idées dans les cartons, portées parfois par les salariés qui eux-mêmes ont été licenciés ainsi  "les géants de papier solidaires" et leur projet de fabrication de papier plus écologique à base de pate de chanvre...

Oui les licenciements sont massifs et la crise a eu parfois bon dos, permettant aux actionnaires off shore de passer des restructuration ou délocalisation à bon compte...

Mais oui, une nouvelle approche de l'économie est en germe, porteuse d'espoir, de sens apporté au travail et d'une plus grande autonomie de destin. C'est à cela que nous voulons consacrer désormais notre énergie....

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 17:52

arbre-EE.jpgCela a bien occupé notre temps, mais cette fois-ci c'est bon : les Verts avec Europe Ecologie sont en configuration de campagne pour les régionales. La liste est validée, elle respecte la parité homme /femme, elle respecte aussi l'équilibre entre les Verts et de nouveaux entrant au titre du rassemblement Europe Ecologie. Le programme est arrêté après une intense période de travail collectif, il va partir à l'impression. Le 1er meeting national a lieu en Région Nord Pas-de-Calais, à Lens, ce vendredi 29 septembre à 19H30, salle Jean Nohain.


Qui sont les candidats en début de liste ?

Tête de liste régionale : Jean-François Caron Maire de Loos en Gohelle, marathonien,
Président du groupe des élus verts sortants, porteur de la candidature du bassin minier au patrimoine mondial de l'Unesco, animateur des questions de prospectives régionales (vieillissement, périurbanisation, sté de la connaissance..), initiateur du projet Villeavenir de chantier témoin d'écocontruction avec la Fédération française du bâtiement


 Dans le Nord


1. Majdouline Sbaï, des Verts de Roubaix, militante de l'éducation populaire, ingénieure en environnement, une valeur qui monte ...

2. Patrick Tillie, Avocat au barreau de Lille, défenseur des travailleurs en lutte, présents sur de gros dossiers de santé environnement (Métaleurop, fauteuils conforama...)

3. Sandrine Rousseau, Economiste, Vice-Présidente de l'université de Lille, engagée sur les conditions de vie étudiantes
4. Emmanuel Cau, des verts de Lille, Vice-Président sortant à l'environnement  et au développement durable: un méga bon bilan à l'actif

5. Janine Petit, retraitée (mais pas des causes militantes!), environnementaliste, qui manie l'expertise autant que l'enthousiasme

6. Paulo-Serge Lopes, des Verts de Dunkerque, spécialiste entre autre des questions énergétiques

7. Myriam Cau, des Verts de Roubaix, urbaniste, conseillère régionale sortante, conseillère municipale de Roubaix, en charge d'une mission sur la démocratie participative  (oui j'y retourne, si les électeurs le veulent bien!)

8. Dominique Plancke, profession militant, par ailleurs conseiller régional sortant et président de la commission transport, si vous le voyez vous ne serez jamais bien loin ou d'un vélo ou d'un train.

9. Francine Herbault, Militante du MEI : Oui l'union des écologistes est en marche, les compétences et la maturité de Francine au service du rassemblement EE, c'est pas beau ?

10. Sylvain Estager , une union avec le rassemblement citoyen, mouvement de gauche de Gérad Caudron de Villeneuve d'Ascq, qui soutient EE, une culture complémentaire qui élargit le spectre

11. Virginie Drapier, des Verts de Ronchin, travaille au pole emploi, il ne faut pas lui en compter, ses engagements parlent pour elle

12. Nadir Saïfi, EE, Europe Sans Frontière, oui je sais sa soeur est à l'UMP mais bon ce n'est pas de sa faute quand même !

13. Odile Vidal-Sagnier EE technicienne dans un organisme d'Etat chargé des transports, grande animatrice de chorégraphie dans l'sepace public (nous l'avons vu orchestrer cela pendant le voyage de Klimato !)

14. Yannick Lavenne des Verts de Lille, issu des mouvements lycéens et étudiants, engagé sur les questions de jeunesse, et pourfendeur d'OGM


Pas de Calais


1. Jean-Louis Robillard, EE défenseur emblématique de la paysannerie et de l'éducation populaire, monteur de projets de développement en milieu rural

2. Catherine Bourgeois, des Verts de Calais, conseillère régionale sortante, en charge d'une mission sur les véloroutes et voies vertes, inlassable défendeuse de la cause des réfugiés à Calais

3. Jean-François Caron, on le retrouve ici notre leader et tête de liste régionale, oui dans un département marqué aussi par les enjeux de la ruralité, il a préféré que JL Robillard soit tête de liste départementale
4. Nicole Knecht , EE

5. candidat MEI 

6. Régine Calzia,des Verts de HéninBeaumont, avocate, militante des droits de la femme, on l'a suivi dans la difficle campagne contre Marine Le Pen à Hénin, ville marquée par les stigmates et scandales d'une gestion calamiteuse

7. Serge Ravaux , des Verts d'Arras, militant de la ruralité

8. Naceira Vincent, des Verts de Lens, conseillère municipale de Lens 

9. Thierry Willaey, des Verts, grand pourfendeur d'incinérateur devant l'Eternel, Flamoval c'est pas encore fini, il y va de notre santé

10. Annie Thomas, EE, animatrice d'un mouvement de chômeur et membre de la conférence permanente du SRDE schéma régional de développement économique 

Alors vous me direz :et la suite? la suite au prochain épisode ... Que devient Ginette Verbrugghe (avec de belles images en perspectives) ? Quelles personnalités nous soutiennent ? Les axes de la campagne ... Pourquoi sommes nous allés visiter et rencontrer les responsables des 2 plus grosses industries ferroviaires en Région (Alstom et Bombardier...)...

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 10:09

Attac France , par le biais d'un article de Tierry Brun nous alerte sur la poursuite des travaux de transposition de la directive Bolkenstein. Celle-ci vise à la libéralisation des services dans l'espace européen. Elle est dangereuse, inutile, idéologique et condamnée par de nombreux militants, dont les Verts. 

2 points marquants en particulier sont particulièrement contestés :

- On inclue dans les services marchands ce qui relève des services publics, et de la réponse aux besoins fondamentaux des êtres humains : NON on ne marchandise pas l'éducation, la santé, la formation, la santé, pour les soumettre à des impératifs de profit...

- Par application du principe du "pays d'origine", on organise le dumping social au détriment de l'emploi local...

Tout cela se fait avec la plus grande discrétion et si l'on édulcore les mots pour véiter d'agiter un chiffon rouge au nez de la majorité des Français qui la condamne, les faits restent cependant bien là. On veut continuer de déconstruire le service public et inclure dans le grand monopoly libéral des activités destinées à contribuer aux biens communs, accessibles à tous et ne devant pas relever des seules activités marchandes.

Retrouvez l'article sur les site d'ATTAC, lien ci-après


http://www.france.attac.org/spip.php?article10491

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 15:20

Hélène FLAUTRE Les Verts est TETE DE LISTE EUROPE ECOLOGIE
pour la grande Région Nord-Ouest
Ali RAHNI  de Roubaix EST EN 4eme POSITION

Daniel COHN-BENDIT
Cécile DUFLOT
José BOVE
Yannick JADOT
Eva JOLY
rejoignent
EUROPE ECOLOGIE


Daniel Cohn-Bendit rejoint Europe ecologie
envoyé par EuropeEcologie
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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 20:04
Mon ami Rabah m'a envoyé ce lien qui conduit vers un très court film juste pour se rappeler le fossé entre le gaspillage et la faim... Vous saurez à la fin combien de personnes meurent de faim dans le monde chaque jour. qui verra un jour la fin de la faim ?

http://www.cultureunplugged.com/play/1081/Chicken-a-la-Carte
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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 16:37

Revenu universel, revenu d'autonomie, formation tout au long de la vie : doux rêve ou ambition à portée de la main ?

Ce n’est pas la 1ère fois que notre région traverse une crise profonde dont elle ne détient pas les clés… Est ce à dire que nous sommes perdus, spectateurs impuissant d’une liste qui égrène quotidiennement les travailleurs devenus chômeurs ? 
Catastrophe et opportunité, c’est le même mot en grec, le même idéogramme en chinois… Il est probable que nous ne sommes pas dans la Nième crise cyclique de mutation et de réadaptation au sein d’un même modèle de développement.

Les ressources s’épuisent, les équilibres naturels se détruisent tandis que  la population mondiale s’accroît avec en ligne de mire le modèle de développement de l’occident… 
La crise écologique est là, qui donne à la crise économique et sociale que nous connaissons une autre dimension. Le cours des choses ne se rétablira pas avec le rétablissement de la croissance, car la croissance elle-même est en jeu dans un monde où les inégalités et les injustices mettent en tension les peuples, les classes sociales…

Et le monde que nous avons à bâtir devra être celui de la sobriété et de la solidarité.


Il doit permettre tout au long de sa vie, d'être utile, de se former et de bénéficier d'un revenu sécurisé.

Dans ce meilleur des mondes nous pourrons cultiver notre jardin, nos aptitudes créatives et relationnelles, car nous aurons des espaces de temps où nous pourrons nous mettre au service du bien commun : un enfant qui naît, un parent malade en fin de vie, une coopération en Afrique, un quartier … Et ces espaces de temps compteront et auront de la valeur, car l’utilité sociale sera reconnue et un revenu lui sera accordé… D’ailleurs des plans régionaux et territoriaux de l’économie sociale et solidaires formeront la colonne vertébrale de toutes les politiques publiques en faveur de l’économie, pour répondre aux importants besoins humains que le marché seul n’assume pas.

 

Dans ce monde, en gardant un lien avec son entreprise, on pourra préfigurer et tester une création d’entreprise, et être reconnu même en cas d’échec pour avoir essayé et donc avoir appris.

 

Dans ce monde être jeune ne sera pas un handicap, mais une richesse en devenir, à qui il sera permis de donner le meilleur d’elle même sur des projets d’utilité sociale et d’accès à l’emploi avec un revenu d’autonomie, et une seconde chance sera toujours donnée à un jeune pour se former.

 

Dans ce meilleur des mondes, nous pourrons travailler sans crainte d’être réduit à une simple variable d’ajustement de la stratégie ou de l’impréparation des entreprises, face à la nécessité d’assurer les dividendes. Car quand nous serons salariés, nous pourrons anticiper les mutations en nous formant sur les métiers de demain, et nous renforcerons nos compétences selon un projet individualisé grâce à la continuité professionnelle mise en place avec notre conseil régional. On pourra même prendre un congé de formation pour apprendre le méter que l’on a toujours rêvé de faire, même si la vie en a d'abord décidé autrement...


Et quand toujours salariés, la crise sera venue, alors le licenciement ne sera pas une angoisse au creux du ventre mais une nouvelle étape de transition professionnelle et de reclassement, avec pour cela le maintien du salaire, un coaching et une formation de qualité; Cela multipliera les chances de pouvoir retrouver un emploi, d’autant que finalement le contrat de travail n’aura pas été véritablement rompu. 
Dans ce monde idéal, le contrat de transition professionnel n’aura pas été réservé aux habitants de Douai, Valenciennes et Calais situés du bon côté de l’échiquier politique partisan, non il sera accessible à chaque habitant de notre Région car l’Etat aura le souci de la justice sociale. Et si tel n’était pas le cas, le conseil  régional compenserait cette injustice, en élargissant son dispositif de reclassement professionnel aux mêmes conditions dans toute la région pour que tous les salariés licenciés s’approprient leur devenir.

 

Dans un monde idéal, après cette période de transition, les gens qui resteront malgré tout au chômage, continueront d’être accompagnés dans le cadre de la politique de formation du Conseil Régional . Refusant que 50% des chômeurs reste dans la trappe du chômage longue durée, on accordera une importance prioritaire aux personnes les plus éloignées de l’emploi ou qui ont besoin d’apprentissage et d’éducation comme l’arbre a besoin d’eau pour fructifier…

 

Dans ce monde là, chaque compétence sera valorisée car il n’existe pas d’être sans culture ou compétence. Une VAE (validation des acquis de l'expérience) plus simple et accessible s’appliquera aux bénévoles associatifs et aux femmes, qui parfois restées dans leur foyer, n’en ont pas moins été des chefs d’entreprise familiale.

Le droit à l’éducation et à la formation garanti à tous sera une ambition collective partagée.
On marchera sur 2 jambes, le social et l’économique, et on aura la tête bien faite plutôt qu’un temps de cerveau disponible de consommateur panélisé. Et cette tête bien faite saura que la sobriété est la condition de la préservation de la planète.

 

Tel que je vous le décrit ce monde a déjà commencé à exister: la continuité professionnelle et l’élargissement du contrat de reclassement en sont des nouveaux maillons que nous allons mettre en place, au Conseil Régional avec tous les partenaires qui accepteront de s'y associer…

Et le reste semble parfois à portée de main, car demain en mettant bout à bout tous ces éléments, nous aurions collectivement la possibilité de mettre en place ce que défendent les Verts : le revenu universel, qui ne serait pas un parachute doré mais un parachute d’égalité républicaine contre un engagement citoyen à travailler, à se former tout au long de la vie ou à être utile socialement… 

 

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 23:25

Communiqué de presse des Verts du 18 février 2009
Manifestons jeudi 19 février pour l'université et la recherche
La réforme de l’université est une nécessité. Oui trop d'étudiants décrochent avant la licence et l’échec universitaire est injuste socialement. Oui l'université souffre parfois de copinage et de pistonnages peu glorieux. Oui l'université manque de financement. Mais la réforme de Pécresse, Darcos, Sarkozy décidée de façon opaque et méprisante n'est pas celle qu'il faut.

Il faut une recherche forte et innovante pour répondre aux mutations de la société confrontée à la crise écologique, économique et sociale. Cela implique des moyens, une politique acceptée et discutée par la nation ainsi qu’un contrôle démocratique sur les choix scientifiques, par le parlement et le gouvernement mais aussi par des comités de citoyens et le débat public.
 
L’autonomie, pas la privatisation. L'autonomie des universités peut être une bonne chose, mais elle ne doit pas aboutir à une forme unique sur le modèle américain : de très grandes universités riches et des universités provinciales. Et il faut trouver un équilibre de pouvoir entre le Ministère et le local, entre le président d’Université et les conseils.
 
Les Enseignants chercheurs ne sont pas des rois fainéants. Le décret Pécresse laisse la modulation au soin des présidents d'université, dans un contexte d'autonomie de gestion qui se traduit par un nombre d'enseignants souvent en diminution. Les services d'enseignement étant déjà très élevés au départ, le temps de recherche sera réduit à une portion totalement congrue et l’enseignement devient une punition !
 
La "masterisation",  pas sans la formation professionnelle et la pédagogie. L'idée du master serait positive si elle permettait de valoriser la formation et de l'ouvrir davantage sur l'innovation pédagogique. Mais dans la réalité, cette réforme supprimera l'année existante de formation en alternance rémunérée. Les Verts sont favorables à ce que la formation en IUFM débouche sur un diplôme de master après une formation comprenant une série de stages rémunérés dans des conditions correspondant à une formation de terrain de qualité et dans une approche pédagogique renouvelée.
 
Pour la recherche et pour l’université, pas d’ambition sans moyens. Le budget 2009 de l'Etat a prévu la suppression de 900 postes par non-remplacement de départs à la retraite. Il faut revenir sur ces suppressions ! Les Verts demandent au contraire la mise en place d'un plan de recrutements dans les universités et les organismes de recherche et une reconnaissance explicite des charges administratives dans le temps de travail des enseignants-chercheurs.

En une vingtaine d'années, les effectifs étudiants ont doublé à moyens quasi constants.  Combien d’étudiants ont du renoncer faute de pouvoir financer correctement leurs études ? Les Verts demandent la mise en place d'un Revenu Etudiant à la place du système actuel de bourses et une politique ambitieuse de construction de logements étudiants de qualité.

Les Verts demandent le retrait immédiat du projet de réforme du statut des enseignants-chercheurs, l'abandon du projet actuel de suppression des IUFM, l'arrêt de la transformation du CNRS et le rétablissement des postes supprimés dans les universités et les organismes de recherche. Ces décisions sont devenues des préalables indispensables pour rétablir des conditions acceptables aux acteurs pour redémarrer un dialogue sur des bases saines.
 
Au-delà de ces mesures urgentes, les Verts proposent le lancement d'une grande concertation nationale ayant pour objectif la refondation de l'enseignement supérieur français, dans une perspective européenne, prenant en compte l'ensemble de ses composantes.

A Paris, Les Verts seront notamment représentés par Anne Souyris et Mickaël Marie, membre du Collège exécutif,  à 15h, Carrefour Gobelins Saint-Marcel.
 

Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas, Porte-parole

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 21:04

" Daniel Cohn-Bendit, député européen, tête de liste Europe écologie en Ile-de-France a interpellé le Président de la république Française au parlement européen sur l'usage des mirifiques bénéfices de Total. Regarder l'avenir dans un rétroviseur, c'est l'étrange sentiment que nous pouvons avoir au regard du peu d'empressement des décideurs politiques et économques à agir avant qu'il ne soit trop tard pour faire face à une crise écologique majeure dont les conséquences humaines seront désastreuses. Voici son intervention :

" Monsieur le Président, j'ai souvenir d'une réunion, il y a quelques mois, avec d'autres responsables du Parlement européen, où vous nous affirmiez avec aplomb que vous deviez tout faire vous-même en France, car sinon rien ne se faisait. Puis vous avez par la suite revendiqué fièrement votre propension à intervenir dans tout et sur tout, moquant l'inertie de vos prédécesseurs.
 

Même si nous sommes rarement d'accord, je dois reconnaître que vous avez cette qualité d'aborder énergiquement les problèmes. Aussi, après vous être si vaillamment attaqué à l'immoralité des bonus des banquiers et autres traders, j'aimerais que vous considériez quelques instants la singulière situation d'un "fleuron" de l'industrie française.

Au moment où le PIB national connaît un recul spectaculaire, le groupe pétrolier Total vient d'annoncer un bénéfice record pour l'année 2008, avec 13,9 milliards d'euros, soit une hausse de 14 %, qui perpétue une série d'années déjà bien fastes. On peut déjà saluer le fait que la répartition de cette manne n'ait pas complètement oublié les salariés, bien que savoir que près de 37 % des bénéfices seront redistribués aux actionnaires relativise nettement cette "générosité" sociale. Vous noterez en passant qu'on est particulièrement loin de votre règle des trois tiers.

Mais je crois que la question justement est ailleurs. Car ce ne sont pas seulement les sommets atteints cet été par les fluctuations du prix du brut, d'après les chiffres, ce sont bien les marges de raffinage, liées entre autres à la demande de carburant diesel, qui ne cessent d'enrichir ainsi le groupe pétrolier français. C'est-à-dire les activités pétrochimiques dont l'impact sur l'environnement est le plus catastrophique - je rappelle que Total est responsable dans le monde à lui seul de 58,4 millions de tonnes de CO2, ce qui correspond au
total d'émission d'un pays industrialisé comme la Suisse.

La dette écologique du groupe pétrolier s'était déjà singulièrement alourdie il y a dix ans lors de la dramatique marée noire causée par le naufrage de l'Erika (estimation du coût environnemental autour de 1 milliard). Je voudrais d'ailleurs qu'on rapporte ces 14 milliards de bénéfices au misérable 0,192 milliard d'indemnités que le groupe a accepté de payer après sa condamnation, tout en persistant dans son refus de reconnaître sa responsabilité.

A l'heure où les conséquences de notre modèle de développement fondé sur les énergies carbonées deviennent évidentes pour tous, cette dette écologique se double en plus d'une dette sociale. Bien sûr, le groupe paye des impôts dans tous les pays où il est implanté. Mais sa responsabilité à l'égard de la communauté nationale (et internationale) va bien au-delà de cette simple formalité administrative : Total est peut-être une compagnie privée, mais il n'est pas une île. Il a donc des responsabilités à la mesure de son impact sur la dégradation de notre environnement à tous.

On ne peut plus conserver une vision de l'entreprise comme un univers clos, appuyé sur une vision micro-économique où seuls les actionnaires, les employés et l'entreprise même seraient le théâtre clos de l'économie. Où sont les consommateurs, les usagers, les citoyens ? Où est la réparation des coûts provoqués par les externalités négatives, engendrés par les dégâts collatéraux, écologiques et sociaux, de l'entreprise Total ?

Quatorze milliards, monsieur le Président ! C'est plus que la moitié du premier plan de relance que vous venez d'engager. Avec cet argent, on pourrait déjà financer quelques investissements significatifs pour commencer à sortir de l'économie du pétrole : dans les énergies renouvelables, dans les transports propres, dans la transformation radicale de notre modèle de croissance extensive, les possibilités sont nombreuses et les priorités évidentes. Mais qu'apprend-on ? Que si M. de Margerie compte bien investir, c'est dans l'exploration de nouveaux champs hydrocarbures ou dans les capacités de raffinage - voire dans le nucléaire, qui a peut-être moins d'impact sur le climat, mais qui n'est ni propre ni renouvelable.

Autrement dit, Total investit dans la consolidation d'un modèle économique dépassé et terriblement coûteux pour notre environnement et pour nous tous. Car, au bout du compte, qui devra payer la réparation des dommages écologiques, pétroliers ou nucléaires ? Les citoyens à travers leurs impôts et de nouvelles taxes et les pays pauvres dont les ressources sont pillées et les populations exploitées.

Nous ne nous laissons pas leurrer par les réassurances d'engagement écologique de la part de Total. Ses priorités d'investissements à venir démontrent que la rentabilité immédiate et le court-termisme continuent d'inspirer sa stratégie. Finalement, Martin Hirsch ne prend aucun risque à exiger que Total embauche, puisque le groupe l'a d'ores et déjà annoncé - mais sur quel objectif industriel ? Une croissance de l'activité et de l'emploi dans le secteur le plus polluant (le raffinage), ou bien le développement massif des énergies vertes renouvelables, voire la création d'emplois visant à restaurer le milieu naturel et la biosphère ?

Il est temps de changer cette vision surannée de l'entreprise et des interdépendances économiques, sociales et écologiques. Si vous aviez une vision globale du monde, vous exigeriez autre chose, monsieur le Président-directeur général de l'entreprise France. Vous exigeriez que Total crée les bons emplois. Autrement dit, qu'il investisse dans l'avenir et non dans le passé. Vous aviez déclaré à l'occasion du Grenelle de l'environnement qu'il y avait là une "réserve de croissance fantastique".

Alors que la direction de Total ne semble pas le voir et, en tout cas, ne fait rien, il est temps que vous, vous fassiez quelque chose - puisque sans vous rien ne se fait en France."


image issue du site www.impots-utiles.com 

 

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14 novembre 2008 5 14 /11 /novembre /2008 17:19

Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot des Verts, José Bové, des représentants des grandes ONG écologistes proches de Nicolas Hulot ont décidé de s'unir pour donner davantage de chance à un nouveau monde d'émerger sans guerre de l'eau, sans réfugiés climatiques, sans famines. Il s'agit d'affronter l'urgence écologique et sociale, et de faire face au changement climatique et à la chute dramatique de la biodiversité. Le rassemblement des mouvances écologistes et altermondialistes est en marche. L'Europe offre une chance historique de rassembler les énergie pour assurer, à la bonne échelle un avenir à nos enfants. Nous devons réussir à renverser les valeurs de consumérisme et de productivime qui détruisent la planète au profit d'un développement humaniste, plus sobre et mieux partagé entre le nord et le sud, entre les pauvres et les riches. Mieux d'être demain et moins d'avoirs : plus de culture, d'éducation, de santé, d'échanges humains, de contact avec la nature, plus de respect et de paix? c'est ce que nous pouvons conrtibuer à bâtir demain avec le rassemblement Europe-Ecologie.


Voici la déclaration de Daniel Cohn-Bendit qui prend la tête de ce rassemblement

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Published by Myriam Cau - dans Politique
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