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16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 15:08

Le plaisir du jardinage est comme celui de la pêche ou de la lecture, c'est une activité qui nourrit l'âme et aiguise les sens... 

L'UPJ Union des Entreprises pour la protection des Jardins vient de sortir une enquête CSA (mentionnée dans Nord Eclair du 28/07/07). Vous la trouverez à l'adresse suivante :

http://www.upj-asso.org/upj/pdf/doc_218_Lenqu%C3%AAte-UPJ.pdf

63% des Français disent posséder un jardin. Parmi ceux-ci, 67% cultivent un potager ou des arbres fruitiers, ce qui représente 42% de la population française, soit environ 25 millions de Français. Parmi ceux-ci, 37% cultivent un potager, 38% un verger et 24% se consacrent aux deux.

Bonne nouvelle :
Il n'est pas forcément nécessaire de disposer d'un immense terrain pour cultiver ses propres fruits et légumes !
L'enquête UPJ le montre, l'espace consacré au potager est très variable selon les foyers. Une majorité d'entre eux, 52%, cultive une surface inférieure à 50 m
2 : 26% des potagers / vergers font moins de 20 m2 et 26% entre 20 et 50m2.

Longtemps considéré comme un moyen de subsistance, la nature des potagers et vergers a évoluéces dernières années. En effet, pour près de 7 possesseurs de potagers / vergers sur 10, la  culture des fruits et légumes est d'abord un loisir ou une passion (68%). La moitié d'entre eux (50%) est également motivée par le plaisir de consommer sa propre production tandis que 25% associent la culture du jardin / potager à une nécessité économique.

Mais on dénonce fréquemment les jardiniers amateurs comme des pollueurs adeptes des pesticides et autres engrais chimiques. Qu'en est-il ?

L'enquête de l'UPJ se prononce pour des jardiniers "responsables" et citoyens. On sent comme un flottement dans la réponses : oui, on utilise les vieux remèdes ou moyens naturels, mais à 50% on recourt aux produits de traitements et d'entretien... On déclare soigneusement respecter les notices, hum, hum... Je reste dubitative, et c'est toujours de trop de toute façon...  et l'on voit poindre les motifs d'inquiétudes dans la liste des précautions d'emploi qui font du jardinier consommateur de produits chimiques un jardinier "responsable" : le dosage (trop nuit à la santé, au sol, à l'eau..), le délai avant récolte (serait-ce qu'il reste des résidus nocifs?...), la fréquence d'utilisation (peut-on détruire définitivement l'équilibre naturel du milieu dans le jardin, sa biodiversité, polluer ?).

Quant à la question du recueil des eaux de pluie, quel beau score : 7 sur 10 recueillent ou ont l'intention de recueillir les eaux de pluie. Quel bel amalgame que voici... moi aussi, j'ai l'intention de devenir une sainte... un jour... J'aurai aimé savoir combien recueillent réellement, pas vous ?

Tout devient plus clair à la présentation de l'UPJ, structure commanditaire de cette étude au CSA :

L'Union des entreprises pour la Protection des Jardins et des espaces verts (UPJ) regroupe la quasi-totalité des fabricants de produits destinés aux jardiniers amateurs et professionnels des espaces verts. Elle fédère plus de 30 fabricants couvrant les domaines de protection des plantes, des engrais, des supports de culture et des amendements organiques. L'UPJ apporte son expertise aux jardiniers amateurs et professionnels des espaces verts afin de les sensibiliser aux bonnes pratiques à adopter pour une utilisation responsable des produits phytosanitaires. (citation)

Les produits phytosanitaires, s'ils étaient mal utilisés, seraient-ils porteurs de risques ? Lesquels :  pollution, des sols, destruction de la biodiversité, contamination des nappes phréatiques... Malgré tout, les produits de nos jardins sont malgré tout jugés plus fiables d'un point de vue alimentaire et plus gouteux ...

Heureusement, l'UPJ nous informe : "Parmi les produits spécifiques, engrais, insecticides et désherbants sont utilisés respectivement par 34%, 31% et 29% des jardiniers, tandis que 45% leur préfèrent des « remèdes de grand-mère »" Tout n'est pas perdu, l'écologie n'est jamais très loin des grandes compétences qu'en avait nos aïeux... Quand ils n'avaient de toute façon pas les moyens de céder aux produits des industries agro-chimiques.

Le jardinage écologique gagne du terrain mais est encore loin d'être admis chez les jardiniers plus traditionnels. Ainsi l'un de mes amis s'est fait éjecté de son jardin ouvrier de Villeneuve d'Ascq : cultivant les associations de plantes complémentaires, intégrant des fleurs aux légumes, utilisant certaine plantes sauvages et trouvant bucolique son allée de rose trémière jugée inutiles par ses voisins, il a fini par devenir le vilain petit canard. Bref, l'ambiance était devenue lourde et il a abandonné son jardin à un autre.

Je me rapelle mon ignorance lorsque j'étais plus jeune, le roundup m'était présenté comme un produit écologique. Mon oncle l'utilisait, les voisins du village de l'Authie où je passais fréquemment du temps. "Mais comment, c'est naturel... tout s'en va..." J'avais bien compris qu'il y avait un lessivage du sol. Je ne savais pas encore que l'on contaminait durablement les nappes phréatiques. Je sais de plus aujourd'hui que c'est une source de cancer.

Mais qu'est ce réellement que le roundup ?

** Monsanto, la très célèbre firme, qui avec son puissant lobby veut nous faire avaler de force des OGM avec la complicité du gouvernement français -entre autre-...

"Le Roundup de Monsanto est principalement constitué de glyphosate, la matière active la plus utilisée au monde. C'est un herbicide à large spectre destiné à tuer les adventices (chiendent, ivraie, cuscute,..) et employé contre toutes sortes de plantes: annuelles, bisannuelles ou vivaces, graminées, joncs, latifoliées, buissons ligneux, subspontanées... Si la molécule seule ne peut pénétrer dans les cellules, les formules desherbantes dans lesquelles elle est utilisée, incorporent des adjuvants qui la rendent active sur la vie cellulaire. D'où sa dangerosité. 
La toxicité vient davantage encore, que du glyphosate, des ingrédients "inertes" qui facilitent l'application du Roundup et qui le composent à 99,04%. Il  s'agit, entre autres, du POEA (agent surfactant tallowamine polyéthoxylée), des acides organiques voisins du glyphosate, l'AMPA (Acide aminométhylphosphonique, à la durée de demi-vie specialement élevée), de l'isopropylamine et de l'eau. En intoxication aiguë, la dose mortelle de POEA a été évaluée 3 fois inferieure à celle du glyphosate seul. Or le Dr Robert Bellé nous dit que:« la concentration de Roundup à l'origine des premiers dysfonctionnements est 2500 fois plus basse que celle recommandée en pulvérisation». 
Ainsi, l'innocuite du glyphosate se trouve de plus en plus sévèrement remise en cause, surtout depuis que son lien avec la deregulation de l'activité cellulaire et donc le risque de cancer, a été mis en evidence. Le glyphosate incorporé dans le pesticide Roundup provoque une anomalie sur « un régulateur de la division cellulaire » dont la défaillance est à l'origine de cancers chez l'homme. « C'est un facteur de risque certain de cancer » Pr. Robert Bellé CNRS. "
Que détruit encore le roundup mis à part les mauvaises herbes ?
"-
certains insectes auxiliaires (guêpes parasites, chrysopes et autres coccinelles),
- d'
autres études montrent que le Roundup affecte les vers de terre et le mycelium des champignons utiles aux plantes, inhibe la fixation de l'azote et fragilise les cultures par rapport aux maladies
La persistance caractérise ce produit : le glyphosate demeure actif un an après traitement, laitues, carottes, et orge en contiennent encore !  "
Voici venir le comble...
"La toute puissante communication Monsanto, qui avait proclamé indispensable son produit vedette, a, fort logiquement, tenté de faire admettre « l'évidence » de l?interet de plantes cultivées résistantes au Roundup. Ainsi, coup double : on peut épandre davantage d'herbicide Monsanto sans crainte pour sa récolte génétiquement « protégée » par Monsanto !  "

Alors l'UPJ nous affirme que "lorsqu'ils ont recours aux produits de traitement et d?entretien, que les jardiniers amateurs sont 1 sur 2 à juger indispensable, les ¾ des jardiniers amateurs déclarent lire très soigneusement leurs recommandations d'utilisation".

Je crains fort que cela soit fort peu suffisant face aux dangers que nous font courir tous ces produits, une chose est certaine l'UPJ sait pratiquer le marketting autodéfensif...

Pourtant selon l'UPJ elle-même, "La majorité des possesseurs de potagers / vergers dit ne rencontrer aucun problème pour obtenir de bons résultats (68%). Seuls 32% estiment avoir des difficultés, notamment dues aux maladies (66%), insectes (64%) et nuisibles (60%). Certains jugent que leurs difficultés sont dues à leur manque de connaissances (32%)."

Le bon sens voudrait donc que l'on supprime des rayons et des cabanes de jardins tous ces produits qui finalement sont assez inutiles mais surtout très nuisibles...

Seulement 22 à 23% des jardiniers utilisent des produits bio, mais chez ces utilisateurs pas ou très peu de retraités. Alors nos aïeux avaient des clés pour le jardinage naturel, mais pour nos grand-parents et parents, il y a un gros déficit...

Alors pigeons non merci, allez tous signer et renvoyer la pétition "PESTICIDES, NON MERCI" à l'adresse suivante : http://biogassendi.ifrance.com/pesticides.pdf

sources Merci à UPJ - Clinique des Plantes; et à Biogassendi pour les informations sur le roundup


 

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Published by Myriam Cau - dans Ecologie
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