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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 22:07

Quand tous effarés nous avons vu les banlieues et les quartiers populaires flamber, pour ce mot de "racaille" et tant de mots et d'actions jamais menées et d'espoirs avortés, j'ai écrit ce poème.

Il y a des mots qui sont anodins, et qui soudainement prononcés par un petit Nicolas deviennent des projectiles incendiaires. Ces mots lestés du poids du mépris et de la force du pouvoir de celui qui énonce, touchent au coeur de ce qui ne sait plus se dire. Alors le poids des mots et le choc des images, ne créent pas de la conscience mais de la colère melée d'ignorance et de beaucoup d'absence d'amour.

L'anecdote du rassemblement des jeunes devant Géant est vraie, elle nous montre comme la frontière est ténue entre le grave et le futile, comme un caillou au sommet peut rouler sur un versant ou un autre...

Pourquoi reparler de cela aujourd'hui ? parce que la mémoire est courte, et que je me rapelle, je ne comprend pas l'état de grace à propos de Nicolas Sarkozy, je comprend encore moins ses soutiens UDF ou de certains transfuges de gauches.

Moi citoyenne, je n'ai pas oublié et dimanche j'irai voter, je n'ai aucune confiance dans ce qui se dessine... Nous avons tous du travail.

 

 Ils ont dansé 
dans le brasier 
d
es rages froides
Ils ont incendié
Leur avenir enfermé
Pour le maudire 
Sans mot à dire 
Sans yeux pour pleurer 
Ils se sont réjouis 
De leur éphémère jeunesse 
Fiers et bêtes 
Graves et futiles 
Ils se sont donnés Rendez-vous 
À Géant 
Pour un destin imprécis
 Et se sont égayés 
Pour acheter du coca
 
A Roubaix des voitures ont valsé 
Dans la fumée noire 
Et le crépitement joyeux 
Pas plus pas moins 
Juste un bal ordinaire 
Le bal des beaux dimanches 
Sans cahier de doléance 
Comme réduit au silence 
Sous les regards inquiets 
Et les cœurs serrés 
Des peurs piégées
des voisins de paliers, 
des fils et des neveux 
Sans Robespierre, ni Gavroche, 
sans Danny, ni Che Guévara 
avec juste ces ombres incertaines 
de guerriers avortés 
A Roubaix, l’impuissance quotidienne, 
Les rancoeurs ravalées, 
Cette envie de grand monde facile 
du grand marché télévisuel 
Dans l’anodin du peu d’espoir 
La bêtise a tué
c
elle de cet enfant
 qu’on n’a pas regardé 
Roi d’un instant 
L’enfant soleil 
est devenu l’enfant brasier 
d’un enfer rêvé
aux réalités cruelles 

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Published by Myriam Cau - dans Poésies
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